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Éducation : ces violences du quotidien

Peut-être avez-vous déjà aperçu cette campagne de sensibilisation sur l’impact des violences psychologiques faites aux plus jeunes ? Alors qu’on estime qu’un mineur sur trois est victime de violences psychologiques, cette campagne, justement intitulée “Les mots qui font mal“, a pour vocation d’entraîner une véritable prise de conscience à propos des violences éducatives ordinaires envers les enfants, pratiqués par de nombreux parents, bien souvent inconsciemment.

Ces violences ont un effet néfaste sur le développement de l’enfant puisqu’elles affectent sa confiance et son estime de soi. On peut alors facilement imaginer quelles seront les conséquences de ces actes sur l’adulte en devenir, autrefois blessé par ses parents.

Mais de quoi parle-t-on ?

De ces actes brefs et fréquents, qui peuvent paraître anodins pour les adultes. Cela peut être des paroles blessantes, des gestes maladroits, des jugements, des préjugés…

Généralement, les parents qui y ont recours ne s’en rendent pas compte. Et pour cause, certains d’entre eux répéteront simplement ce qu’ils ont vécu dans leur enfance, de façon banale et récurrente.

Pour vous aider à comprendre avec plus d’exactitude, voici une liste non exhaustive de ces violences dites “douces” qui ont tendance à s’immiscer dans le quotidien de nombreuses familles.

  • Forcer son enfant à manger, à dormir, à faire une activité ou vous faire un bisou, et le culpabiliser s’il ne le fait pas
  • Parler de son enfant à la troisième personne alors que celui-ci se trouve dans la même pièce
  • Juger son enfant en le dévalorisant
  • Mettre la pression à son enfant pour qu’il se dépêche
  • Comparer ses enfants entre eux
  • Appeler son enfant uniquement avec des surnoms ne respectant pas son identité
  • Rectifier un coloriage/bricolage de son enfant
  • Supprimer le dessert si son enfant ne termine pas son assiette
  • Mettre son enfant au lit s’il ne veut pas manger
  • Empêcher son enfant de manger tout seul parce qu’il va se salir
  • Ne pas parler à son enfant durant la toilette ou parler entre adultes en l’ignorant
  • Dire à son enfant qu’il est sale, qu’il pue
  • Laisser longtemps son enfant sur le pot jusqu’à ce qu’il ait fait quelque chose
  • Parler à tout le monde d’un souci intime concernant son enfant
  • Laisser son enfant crier et pleurer seul dans son lit
  • Ne pas coucher son enfant lorsqu’il a sommeil
  • Laisser son enfant dans son lit alors qu’il n’a pas sommeil parce que vous êtes occupés
  • Ne pas respecter les différentes étapes de la motricité de son enfant
  • Crier par réflexe quand son enfant fait une bêtise

Il est possible que de nombreux autres exemples vous viennent en tête. N’hésitez alors pas à nous les faire partager.

Quoiqu’il en soit, cette campagne n’aspire pas à faire culpabiliser les parents. Aucun de nous n’est infaillible, mais il est important, lorsque vous vous rendez compte que vous n’avez pas eu le bon comportement, de dire à votre enfant que vous avez eu tort et de lui expliquer pourquoi. Communiquer restera toujours la meilleure solution !